TERROT
La plus grande marque française.
Du tricot à la moto.
Historique
C’est en 1887 qu’un français venant d’ Allemagne, Charles TERROT fonde à Dijon ( côte d’ or ) une entreprise spécialisée dans la construction et la vente de métiers à tricoter.
La fin du XIX ème siècle et début du XX ème
Trois ans plus tard, commence la fabrication des premières bicyclettes. Une tentative vers la motorisation est faite à partir de 1900-1901 avec des tricycles et quadricycles à moteur De Dion Bouton.

Les premières motos apparaissent en 1902.
La Terrot N°1 de 1902

A partir de 1902-1904, les motos sont proposées avec des moteurs Faure, Bruneau, Givaudan ,ZL, Dufaux .
En 1903, Charles TERROT meurt , son fils et successeur ‘ charles ‘ meurt en 1905 .
La direction de l’ entreprise revient alors au gendre de charles TERROT père, Wilhem DUTTLINGER qui est allemand.
En 1912, Les DUTTLINGER optent pour la nationalité française.
En 1905, sortie d’un modèle à moteur en V , la 4 HP ½ à moteur Zedel .La 4 HP ½ , moteur 2 cylindres en V à soupapes automatiques avec une fourche à éléments télescopiques .

En 1906 , sortie d’une bicylindre à moteur Dufaux ( Suisse ) qui prend le nom de Motorette en 1907
Les Motorettes

La 1ère guerre mondiale
Malheurs sur TERROT
EN 1914, les fils de Wilhem DUTTLINGER sont tués en octobre 1914.
Comme si ce malheur ne suffisait pas, l’usine est mise sous séquestre sous prétexte qu’une partie de son capital comprend des fonds allemands !
Après la 1ère guerre mondiale
En 1919 malgré la séquestre, la fabrication des motos reprend doucement.
Les modèles sont identiques à ceux d’avant guerre avec ajout d’une boite de vitesses à 3 rapports.
En 1920 , TERROT est mis en vente , la famille dépossédée de ses biens et droits .
La firme est rachetée par la SICCMM ( Sté lyonnaise de construction de motocyclettes et de machines à coudre ) société dirigée par Alfred VURPILLO, un proche de la famille PEUGEOT.
La SICCMM change de nom et devient Ets TERROT et rachète une autre marque de motos, MAGNAT-DEBON.
1923 : sortie d’une 350 à soupapes latérales ,la type G avec sa fourche pendulaire .
La 350 type G de 1923

La même année , le modèle 350 évolue avec une fourche à parallélogramme Druid à 2 ressorts latéraux .
La 350 à fourche à parallélogramme

La 250 à moteur 4T JAP

Les moteurs JAP équiperont les Terrot pendant une dizaine d’années.
1924 : sortie d’une 350 à culbuteurs.

EN 1925, Terrot reprend la compétition avec à la clé , 17 titres de champion de France , fabrique et vend des machines de course , des compétitions clients .
Quelques machines de course
La 350 HSSC de 1925

La 250 OSS de 1926

Les Terrot existent en 175 LCP, 250 OCP, 350 HCP, 500 RCP.
1926 : sortie d’une 500 à culbuteurs.
500 NS à moteur JAP de 1927

680 à moteur en V JAP de 1931

Terrot décide de fabriquer ses propres moteurs, l’ingénieur Choulet en aura la charge.
Dans les années 30, la gamme Terrot est très riche, pas moins de 19 modèles. La cylindrée de 350 est reine en France.
1930 : sortie de la 500 RL à moteur Terrot à soupapes latérales.
La 500 RL. de 1933

1932 : sortie de la 500 RSS à soupapes en tête.
La 500 RSS. de 1932

1936 : Front populaire. L ’usine Terrot est morose. Seules les BMA se vendent bien ( Bicyclettes à Moteur Auxiliaire ).
Le marché militaire est compromis pour la firme, la 500 RATT n’est plus conforme au cahier des charges et la 750 VATT a cassé sa partie cycle au cours d’essais.
La 750 VATT.

A Dijon, l’heure est aux économies. Le service course est supprimé
1937 : sortie de la 500 RSSE, 21 ch à 5000 tr/m, capable de 120 kmh
La 500 RSSE de 1938

1939 : Nombreuses options sur les modèles : couleurs différentes .
1938 : sortie de la 350 JSS et la 350 JSSL ( version luxe )
La 350 JSSL de 1939

Seconde guerre mondiale
L’usine est occupée par l’ennemi. Pendant cette période, Terrot fournit des 350 HSTA et HDA, des 500 RD et RDA, et des 750 VATT. L’usine fabrique aussi des 850 AX2 pour une autre marque de motos : Gnome et Rhône.
Mais pendant cette période, le personnel sabote tout ce qu’il peut !!!
L’étude d’un petit 100 recommence en cachette de l’occupant.
1941 : Décès de Jean Vurpillot suite à une chute d’ alpinisme .
Son père Alfred Vurpillot est rappelé à la tête de l’ usine , il a plus de 80 ans . Sagement, il confie la direction à Georges Grenier de Latour , alors secrétaire général .
1942 : sortie d’ un 100 MTRC de 5,5 ch. roulant à 75 kmh .

1943 : L’occupant fait modifié la législation sur les BMA, la cylindrée est portée à 125. L’usine se met au travail pour faire ces modifications.